19/02/2013

"Mendoza" - Serge Hamel - faceBook...

mendoza_couv3.jpgChère Carine, Mendoza est votre troisième roman que je lis dans les derniers jours. Mon hospitalisation, suivi de mon hébergement dans un centre de réadaptation physique me laissent beaucoup de temps libre pour la lecture. J'ai souvent parcouru l'ensemble de l'oeuvre d'un auteur à la suite de la lecture d'un premier ouvrage de celui-ci. Cela me permet de mieux saisir le style, la finesse d'écriture, la pensée profonde et l'esprit de l'auteur. Après la lecture de trois de vos romans, je crois que je commence à vous connaître un peu. Cela me donne irrémédiablement le goût de poursuivre dans cette voie.

Que dire de Mendoza? Une banale histoire d'amour entre un vieux et une jeune.. Un homme qui est pris au piège du désir sexuel et qui perd totalement le sens des valeurs en sacrifiant tout ce qu'il a construit auparavant, notamment le respect de ses employés et la complicité qu'il avait établie avec eux dans la valeur du travail comme élément fondamental  de la vie de ces gens et dans sa propre vie. Une jeune femme qui ne cherche que la facilité pour s'enrichir rapidement et consommer la vie d'une manière désinvolte et sans retenue.
Non, ces éléments ne sont là que pour dessiner la trame de fond de ce roman. Le capitalisme sauvage qu'on retrouve dans bien des pays fait des ravages terribles. Les pays "occidentaux", bien qu'ils ne soient pas à l'abri de ce fléau, sont beaucoup moins affectés en raison des mesures sociales et des lois qu'on y retrouve. Celles-ci ont été acquises par de longues luttes depuis quelques décennies déjà. Malgré les attaques des dernières années, elles demeurent relativement solides. Le rôle des syndicats dans ce contexte n'est pas toujours évident. On retrouve souvent des chicanes de clocher entre les syndicats, ce qui laisse aux travailleurs un goût amer et des désillusions. En plus de constater une impuissance à empêcher une dégradation progressive.

Le portrait est totalement différent dans les pays d'Amérique du Sud, en Asie, en Afrique , etc. Les travailleurs ont peu de droits et leur travail, peu rémunéré, est souvent épuisant et dangereux pour leur santé. Bien que louable en principe, l'action syndicale se heurte à des obstacles plus grand que nature et les victoires des travailleurs se font rares, comme votre roman l'illustre bien.

Que faut-il faire pour redonner des droits aux travailleurs et leur permettre de vivre dignement de leur force de travail? À mon avis, il faut revoir le rapport de force d'une façon universelle et non pays par pays. Il faut qu'un jour des pouvoirs économiques et politiques mondiaux puissent "imposer" des principes fondamentaux obligatoires quant au respect du travail et des travailleurs qui l'accomplissent. Faute de s'y soumettre, les pays seraient mis au banc des accusés et pénalisés jusqu'à ce qu'ils s'y conforment. Comment faire cela en évitant des abus de pouvoir et des dérapages dangereux? Je n'en sais rien. C'est à nous tous d'essayer de trouver une formule qui pourrait fonctionner.

Le roman est très bien écrit. Les personnages sont réalistes et l'histoire est bien ficelée. Vivement un quatrième roman!

Serge Hamel,
Envoyé de mon IPad...

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12/08/2012

"Mendoza" - Sabine Barbier - Blog4ever...

Mendoza33.jpg

Entrer dans l'univers romanesque de Mendoza, c'est entrer dans une fiction qui croise la réalité" (Claude Rolin dans la préface).
Et effectivement, à travers une histoire de boulevard (l'homme riche séduit par une vendangeuse), Carine Geers nous entraîne dans la création d'un syndicat au sein d'une Bodega.
Ce qui m'a particulièrement plu dans ce roman, ce sont les sentiments des syndicalistes. L'auteur a su tout particulièrement faire ressortir les craintes des ouvriers vis à vis des syndicats, alors même que ceux-ci veulent les protéger des groupes carnivores. On comprend mieux après cette lecture pourquoi ils n'ont pas la place qu'ils devraient (que ce soit en Argentine, en Belgique, en France...).
Pour moi qui ai toujours refusé d'entrer dans de tels mouvements, ce livre me permet de voir les choses autrement, de comprendre les motivations de certains et les refus des autres.
Comme d'habitude avec Carine Geers, ce roman entraîne à la réflexion et donc, une fois lu, on ne peut s'empêcher d'y repenser, de le reprendre pour vérifier un point, de s'en servir comme base pour faire d'autres recherches.
Un livre que je conseille donc aux lecteurs qui aiment prolonger leur lecture par des incursions dans le monde réel et procéder à des comparaisons dans la réalité.

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