21/03/2015

Appel aux fesses des hommes...

Fesses d'homme.jpgC'est le printemps, et on a coutume d'entendre les hommes célébrer son retour pour regarder sous les jupes des filles.  Puisque, Messieurs vous aimez tant voir les femmes se découvrir, je me permets de vous retourner la politesse.
Je comprends parfaitement qu'en hiver, vous planquez vos fesses sous un slip et un pantalon. En effet, le "rhume des fesses" est sous-estimé sous nos latitudes, et croyez-moi la fameuse "grippe du cul" fait des milliers de morts chaque année, mais sachez, cependant que nous sommes bientôt en avril et qu'il ne faut pas écouter l'adage qui dit : "En avril ne te découvre pas d'un fil".  En effet, je suis contre l'abolition des fesses.  Je veux mater.
Alors Messieurs, levez le voile et permettez aux femmes, après toutes ces années de vaches maigres et d'insatisfactions visuelles d'enfin en avoir plein les yeux.
"Les stars du printemps : c'est Vous...   les hommes"...

Écrit par carine geerts dans Textes Cook & Book |  Facebook

01/10/2013

Le défi d'Ana...

553054_10151722901068246_1630390829_n.jpg Le défi d'Ana

Tout a débuté dans un bar.
La douceur de l'air de cet après-midi de printemps emplit d'aise Ana. Elle décide de s'installer à une table dans un bar pour regarder passer les personnes dans la rue.
Le bar est magnifique, elle en reste bouche bée devant la somptuosité baroque de l'endroit. La profusion des ors, les murs et les plafonds peints de scènes colorées achèvent de la séduire.
Un serveur l'installe confortablement et lui apporte une carte.

La commande passée, Ana s'octroye un moment de détente en allumant une cigarette et en buvant lentement un verre de vin.
Deux hommes viennent s'asseoir à ses côtés et la regardent. Ana esquisse un sourire. Elle se sait belle enveloppée de laine noire qui met en valeur son teint clair et ses cheveux roux.
Elle détourne la tête, mais continue à sentir sur elle le regard des deux hommes.
Elle boit en silence, et de temps à autre, Ana lève la tête et regarde la table voisine. A chaque fois, elle surprend sur elle le regard de l'un ou l'autre des deux amis. Peu à peu, elle se sent envahie par un trouble qui va en grandissant.

Ana prend une cigarette pour se donner une contenance.
Une flamme jaillit. Un des hommes lui tend du feu.
De plus en plus troublée, ses yeux rencontrent ceux de l'homme au briquet. Elle soutient son regard. Elle y lit un désir semblable au sien, immédiat et brutal.
La présence des deux hommes se fait de plus en plus obsédante. Les battements de son coeur s'accélèrent, ses mains deviennent moites. Tout le bas de son corps lui semble changer en plomb. Des éclairs de lucidité la fait se traîter de folle, de malade, d'obsédée sexuelle.
Ana appuie sa main sur celle de l'homme pour l'amener à la hauteur de sa cigarette. Ce simple contact la bouleverse.
La flamme du briquet s'éteint sous le souffle d'Ana.
- Excusez-moi, dit-elle en levant les yeux.
Son émotion est à son comble en voyant le visage de l'homme près du sien. Il rallume le briquet. Ana aspire profondément la fumée avec un véritable soulagement.
- Merci.
Il regagne sa place, dit quelques mots à son ami, qui sourit tout en la regardant.
Ana se lève. Les deux hommes l'imitent et viennent vers elle.
La même émotion ressentie tout à l'heure l'envahit à nouveau avec plus de violence.
Elle est bien obligée de s'avouer qu'elle a envie des deux ensemble, que c'est leurs désirs conjugués qui excitent le sien.
- Complément dépravée, pense-t-elle avec un sourire triste.
- Venez prendre un verre de champagne chez moi. Je n'habite pas loin d'ici, lui demande un des hommes.
- Non merci, ce n'est pas possible.
- Venez, je vous en prie.
Le parfait ensemble avec lequel ils disent ces quelques mots. Leur air si violemment désappointé fait rire Ana.
- Venez, nous avons tellement envie de faire votre connaissance, reprennent-ils.
Elle ne répond pas. Ils se regardent tous les trois en silence, complètement ficelée par leur désir de se blottir les uns contre les autres, de se caresser, de s'aimer.
Ana a un mouvement de colère.
- Ils ont raison. Qu'ais-je à faire d'important après tout !
- Venez !
Ana saisit la main qui se tend vers elle. Elle se sent soulevée entre les deux hommes qui la regardent d'un air de satisfaction.
Ils se dévorent des yeux, sans un mot, sans un geste.
Tout à l'émerveillement d'être ensemble, enveloppés dans ce formidable désir qui les réunit.
Ils se présentent : « Antoine et Maxime ».
- Moi, c'est Ana.
Maxime passe son bras autour de la taille de Ana, tandis qu'Antoine la prend par la main et l'entraîne. Il lui fait monter quelques marches et elle se retrouve dans un living.

Les deux hommes l'aident à retirer son gilet de laine.
Elle reste debout, les bras ballants, confiante et calme. Seule sa respiration s'est un peu accélérée. Maxime l'attire contre lui en lui embrassant doucement le visage et le cou. Elle sent son corps se durcir contre le sien. Elle tend ses lèvres et ce premier baiser est tellement voluptueux qu'elle croit s'évanouir de bonheur.
Antoine la retourne contre lui et à son tour l'embrasse avec une voracité brutale. Elle gémit.
Tandis qu'il prolonge son baiser, elle sent que Maxime fait glisser la fermeture de sa robe, et ce sans interrompre leur baiser. Ensuite, il fait doucement passer les bras de la jeune femme hors du vêtement qui tombe mollement à ses pieds. Elle l'enjambe et se retrouve en courte combinaison de satin d'un gris pâle. Les mains des deux hommes chiffonnent cette douceur satinée. Ils se frottent à elle et elle sent contre son ventre et contre ses fesses leurs sexes durcir. Elle bouge afin de les mieux sentir. Il lui semble qu'ils durcissent encore.
Antoine abandonne sa bouche et s'asseyant sur une chaise, baisse les bretelles de la combinaison et du soutien-gorge de Ana. Les seins apparaissent lourds et splendides. Antoine enfouit son visage en pressant contre sa bouche la masse odorante. Il se recul pour mieux les contempler. Les mamelons érigés semblent appeler les baisers et les morsures.
Ana attire la tête d'Antoine contre sa poitrine. Il happe goulûment une pointe. Elle pousse un cri.
- Oh ! Je t'ai fait mal ?
- Non, non, continue.
Antoine reprend sa caresse à laquelle Ana s'abandonne.
Maxime contemple le spectacle de la bouche d'Antoine allant d'un sein à l'autre, tandis qu'il retire la combinaison déjà froissée et la culotte légèrement humide. Il la porte à ses narines.
Ana est nue entre les deux hommes encore vêtus.
Maxime ne tient plus. Il sort son sexe et, cambrant Ana vers lui, en la prenant aux hanches, s'enfonce en elle, tout en la maintenant solidement.
Pendant ce temps, la bouche et les mains d'Antoine continuent à meurtrir les seins de la jeune femme. Le sexe de Maxime se fait de plus en plus véhément. Un plaisir fort et sauvage monte en Ana, qui jouit quand Maxime se répand dans son ventre. Il reste un moment en elle, la soutenant et lui donnant de petits baisers dans le dos.
Antoine l'arrache du corps de son ami et l'allonge sur la table. Il enlève frénétiquement tous ses vêtements et se jette sur Ana. Il la prend sans ménagement. Elle n'a pas le temps de s'étonner, d'éprouver encore du plaisir, qu'il jouit en elle.

Il semble à Ana que le temps s'est arrêté. Son corps flotte.
- J'ai soif, murmure-t-elle.
Antoine se dirige vers la cuisine et revient avec une bouteille de champagne. Il lui verse un verre, qu'elle boit d'un trait.
Pendant ce temps là, Maxime allume une cigarette qu'il tend à Ana et en offre une à Antoine. Ils fument en silence.
C'est Maxime qui interrompt leur rêverie en se glissant à terre entre les jambes de Ana. Sa langue chaude et habile achève de la sortir de son agréable torpeur. Elle grogne en maintenant fortement la tête de l'homme contre son ventre. De sa main libre, elle cherche le sexe de Maxime, qui sous ses doigts se réveille.
A genoux, il approche son sexe de la bouche de Ana qui le lèche à petits coups. Ne tenant plus, Maxime la soulève et l'enfonce sur son membre.
Antoine se caresse doucement. Ils jouissent tous les trois en même temps.
Au bout d'un moment, ils finissent par s'endormir à terre, blottis les uns contre les autres.
Le sommeil de Ana ne dure pas longtemps. Elle est réveillée par un sexe bougeant en elle. Elle n'a pas le temps de réagir qu'elle jouit à nouveau, longuement.

Au petit matin, elle se lève péniblement, tant son corps est endolori. Endolori, mais heureux.
Elle pousse un cri d'horreur en s'apercevant dans le miroir. Des cernes lui mangent la figure jusqu'au milieu des joues, ses lèvres sont enflées de trop de morsures et de baisers, ses cheveux emmêlés lui donnent l'air d'une démente.
- Je ne peux pas sortir comme ça. J'ai l'air d'avoir fait...
- Oui, disent-ils en choeur et en riant.
Elle hausse les épaules et tente de se rendre présentable.
Ses compagnons n'ont pas meilleure mine qu'elle.
Quand elle est habillée, ils l'attirent à eux.
- Tu ne regrettes pas ? C'est la première fois que ça nous arrive de faire l'amour avec la même femme, en semble.
- Moi aussi, c'est la première fois, dit-elle.
Maxime lui relève la tête.
- Il ne faut surtout pas avoir honte. Nous avons eu le coup de foudre pour toi, et c'était merveilleux.
Elle donne à chacun un tendre baiser.
- Oui, c'était merveilleux.
- Alors, tu restes ? dit Antoine.
- Non, j'y vais.
Ils insistent, mais comprennent que sa décision est prise.
Maxime descend dans la rue et appelle un taxi.
Ana monte dans celui-ci, se retourne pour leur faire un dernier signe de la main.
Antoine s'élance derrière la voiture. Elle devine qu'il crie :
- Ton nom, ton adresse ?
Elle se détourne et s'installe confortablement.
Des images de la nuit lui reviennent à sa mémoire, lui procurant un frissonnant plaisir.
Elle se sent bien. Son rêve s'est réalisé. Elle garde un sourire béat aux lèvres....

Carine Geerts - 1er octobre 2013

 

Ceci est ma "modeste" participation au concours organisé par la maison d'édition Avant-Propos pour le lancement du roman de Sylvie Godefroid "Le Défi d'Ana ou l'Anagramme des Sens"...

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