11/11/2007

Une mise en mots...

Ecrire2
Ecrire régulièrement sur ce blog n'est pas si simple...
Cette mise en mots de mes sentiments et de mes pensées est un exercice d'humilité car mes mots me révèlent parfois cruellement le vide de mes pensées.
Ecrire est une étape importante même si cette mise en mots me demande un effort, cela me permet de densifier ce qui autrement resterait dans le flou, dans le vague... et ainsi de réaliser les erreurs d'interprétation que je fais, de minimiser les petites irritations, d'avancer sur le chemin de davantage de compréhension de moi et des autres.
Ecrire me permet de clarifier mes murmures intérieurs, parfois dissonnants, souvent contradictoires.
Ecrire me permet de conscientiser mes ruminations négatives et alors... le chemin s'aplanit devant moi.
C'est étonnant à en être presque magique...

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook

10/11/2007

L'hospitalité à la coloniale

Mundélé3
L'hospitalité à la coloniale est depuis longtemps reconnue.
Ce sont surtout les femmes pionnières qui ont principalement créé un type de relation appelé "porte ouverte";  en effet, quiconque passait par un endroit habité se faisait aussitôt inviter à se reposer, se faire soigner, pouvait manger "du frais" et passer un moment agréable en bonne compagnie, il avait sa chambre prête et son hôte se faisait un devoir de ne le laisser poursuivre sa route que s'il était en état de pouvoir le faire dans de bonnes conditions.
Au temps du Congo belge, la solidarité n'était pas un vain mot;  c'est ainsi que des relations fortes se sont créées au fil du temps, non seulement en brousse, mais également en ville.  C'était chose normale et cette tradition s'était maintenue quelques années après l'indépendance.
Actuellement, elle se meurt à cause de l'insécurité actuelle régnant partout au Congo et c'est bien dommage.
Il y avait aussi par le manque de distraction en soirée, un type de relation très convivial, qui s'appelait la réception;  pas une semaine ne se passait sans qu'un ami soit convié à partager une soirée amicale, avec repas ou barbecue dans le jardin, musique, danse ou projection de films.
En dehors de ces soirées, l'on recevait aussi au cours de la journée, l'hôte était reçu sur la barza.
Point de maison coloniale sans son indispensable barza;  son rôle social était très important.   Si le soleil dardait trop fort ses rayons, un rideau de canisse était déroulé, procurant ainsi une ombre appréciée et permettait aussi à échapper aux regards éventuellement indiscrets.
Sur la barza, les discussion pouvaient y durer des heures;  il était possible d'évaluer la durée de celles-ci au nombres de "cadavres" (bouteilles vides) laissés sur la table.
Plus que toute autre endroit, véritable institution sociale, la barza (terrasse du colonial) servait de lieu de rencontre, elle était garnie de fauteuils confortables en osier. Le monde s'y refaisait, les nouvelles de Belgique y étaient commentées. C'était incontestablement la pièce la plus importante de la maison, être chez soi, tout en étant à l'extérieur et au frais.
Il n'y avait pas à dire, le colonial était un homme ouvert et social, il suffisait d'assister aux retrouvailles de deux anciens copains du Congo !

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook