11/11/2007

Ma Divine Providence...

Parfois dans l'existence, on fait l'expérience de moments magiques d'une intense félicitée à nulle autre comparable alors... on aimerait que ces instants s'éternisent, qu'ils se prolongent dans la durée comme une sorte d'étirement temporel...
C'est sans doute là notre erreur.
En effet, un instant qui s'éternise, c'est celui qui laissera sa trace et sa marque indélébile...
C'est bien souvent là que l'on se trompe car à vouloir continuer à vivre dans une sorte de nostalgie passéiste "de ce qui a été et ne sera plus", l'on a envie de vouloir arrêter le temps, de le distendre...
J'ai longtemps (parfois encore) vécu dans la nostalgie de mon passé, celle des beaux moments qui s'étaient enfuis, sans parler de cette intense détresse d'une rupture amoureuse qui m'avait déchiré le coeur... je tentais vainement de la colmater en faisant revivre sans cesse ce passé, me le remémorant, essayant d'en retrouver les sensations enfouies.
Je crois que je n'apercevais pas l'incroyable perversion de ce mode de pensée et d'action symbolique... 

Campan3
Jusqu'au moment où je me mis à dialoguer, jour après jour, avec une personne que j'estime énormément.
Cette personne m'a fait entrevoir une perspective de changement, une sorte de brèche de lumière que je voyais pas jusque là et... l'intensité de son écoute et son regard extérieur sur ma souffrance, m'ont fait comprendre un certain nombre de choses que seule je n'avais pas saisies... elles m'ont peu à peu conduite à me réouvrir à la vie, à entrer dans de nouveaux projets...
Merci pour ton écoute Pierre, tu es en quelque sorte ma "Divine Providence"

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook

Strip tease intime...

strip-tease - Un titre ravageur, il faut oser, me direz-vous !
Oui, il faut oser car depuis ce 14 septembre, je suis en mesure de vérifier les statistiques des visites journalières sur mon blog avec la fréquence des visites, la provenance des visiteurs, les fournisseurs d'accès des visiteurs ainsi que le nombre de visiteurs ayant accédé à mon blog par des liens ou des mots-clés diffusés par google, etc,... et j'avoue être complètement sidérée par les résultats.
En effet, mon blog est vu dans deux continents (l'Amérique du Nord : Etats-Unis et Canada & l'Europe : France, Belgique, Italie, Suisse, Allemagne, Hollande mais aussi en Amérique du Sud : Argentine et Brésil)).

Cela me fait songer combien le journal intime en ligne peut véhiculer une forme d'érotisation du dévoilement du "je", une sorte de strip-tease de la pensée intérieure et qui est lue par des milliers de yeux par écran interposé.

- C'est dangereux de se dévoiler ainsi, me direz-vous !
C'est vrai, cela peut-être dangereux mais il me semble que lorsqu'un blog, même regardé par des centaines de personnes est toujours vu individuellement alors... le malaise du dévoilement qui pourrait être ressenti lorsqu'on est physiquement présent dans un groupe de "voyeurs", ne l'est pas lorsque chacun est à l'abri, dans son petit "chez-soi", devant son ordinateur.
Je reste persuadée que le dévoilement intime, suppose un regard tout aussi intime.
Bon, il est certain qu'il faut éviter le naturisme de la pensée intime naïve, où tout est mis à nu ou donné à voir, comme le font les adolescents ou certaines jeunes mamans, en étalant photos et donnant tous les détails de leur intimité.
Il me semble qu'il faut privilégier l'érotisme raffiné, une sorte de faux dévoilement qui ne montre presque rien, tout en donnant le sentiment du contraire.

- Pas facile à développer, me direz-vous !
C'est vrai, mais nécessaire afin de pouvoir accepter son choix de se dévoiler devant les autres, en tenant compte des tenants et aboutissants que les écrits pourraient faire rejaillir sur l'auteur.

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook