16/05/2009

Découvertes intérieures...

La penséeLes beaux jours à venir sont propices à faire un peu de tourisme.  Certains rejoignent la mer, d'autres s'en vont marcher, en montagne, au désert ou sur les chemins de Compostelle, avec l'espoir qu'en se perçant une cloque au gros orteil dès le troisième jour de marche, ils auront la révélation du sens de leur vie et ce en découvrant dans la transpiration de leurs pieds les effluves suaves de l'illumination.  D'autres encore, avide de spiritualité vont s'abreuver de belles paroles ésotériques et occultes.  Ils ne comprennent rien mais les introduisent dans des mots sucrés et alambiqués.

J'ai toujours été irritée par les personnes qui faisaient étalage de leurs vernis de culture pour se valoriser auprès des autres.  Ces personnes là n'ont pas de consistance personnelle et elle donne l'impression d'avoir la tête remplie d'un fatras de connaissances dont aucunes ne sont intégrées dans leur existence concrète.  Elles manient parfaitement le Verbe mais elles n'ont pas de chair.  FaceBook commence sérieusement à me donner de l'urticaire car chacun y va de sa petite culture pour se valoriser.

Bref, tout cela pour dire que je garde une réelle préférence pour les vrais découvertes intérieures qui donnent de la saveur à l'existence, à celles qui conduisent à penser différemment que les tendances du moment, à celles qui se murmurent dans l'intimité d'une rencontre spéciale, à celles qui demeurent partiellement secrètes, à celles qui conduisent au coeur, là où une trace indélébile viendra s'inscrire jusqu'à la nuit des temps...

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook

14/05/2009

Faire le point...

Le sextantComme les marins autrefois observait le ciel à l'aide d'un sextant pour connaître le cap à prendre.  Je pense qu'il est indispensable de connaître sa position.  C'est de l'ordre de la réalité.  Choisir un cap à prendre est de l'ordre de la décision. 

Afin de ne pas être confrontée à une marge d'erreur.  Je me suis arrêtée pour faire le point.  Alors les éléments viennent progressivement à moi.  Il y a ceux qui sont de l'ordre du raisonnement, de la spéculation, de la réflexion et il y a de ceux qui sont bien plus subtils, qui se manifestent dans la brume d'horizon, silhouettes imprécises et nébuleuses qu'il faut savoir identifier.

J'ai arrêté les machines et mon bateau ballote au gré du courant.  Je connais des personnes qui ne supportent pas ce temps là.  Pour eux, c'est toujours "en avant toute", qu'importe le cap, la destination pourvu que le bateau continue son chemin.  Pour eux, naviguer est une fin en soi.

Moi, il me faut arrêter un moment les machines et faire une introspection avant de reprendre la route.  Il me faut gérer ma peur de l'avenir.  Cette peur ne se décide pas.  Elle surgit sans crier gare.  Elle va de l'appréhension gérable à l'attaque de panique en passant par l'angoisse massive.  Personnellement, celle qui me prend le plus massivement aux tripes, c'est l'imminence du malheur qui va me tomber dessus.  La peur de perdre ce que j'ai construis au fil du temps et me lancer dans une aventure où je ne cerne pas "encore" la possibilité de mes actions, ni ma place.  Dans ce cas là, mon intelligence se ferme à tout raisonnement cohérent, à toutes pensées organisées qui me ramèneraient à la réalité objective. 

Je sais pour l'avoir lu à maintes reprises que la peur est toujours liée au temps.  Elle est une projection dans un avenir fantasmé et qu'on transpose dans le futur des éléments (conscients ou inconscients) là où on se sent incapable de faire face aux défis.  Existe-t-il un antidote à cette peur ?  Je pourrais répondre que c'est la confiance en soi mais cela ne fonctionne pas systématiquement.  La rejoindre est parfois hors de ma portée.  Pour que cela fonctionne, il est indispensable que j'agisse rapidement en ne laissant pas les questions et les peurs m'envahir...

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook