05/06/2009

L'Amour à distance...

Le PC vit

Depuis l'avènement d'Internet, les relations amoureuses à distance sont devenues courantes.
Si cela existait déjà auparavant, comme en attestent des correspondances célèbres, l'instantanéïté du net à rendu la chose à la fois très simple mais néanmoins complexe.
Simple parce qu'il suffit d'envoyer un e-mail, de se connecter sur MSN et l'autre est "presque là".
Complexe car justement ce "presque" fait toute la différence. Il y manque la présence réelle. C'est juste une illusion et c'est assez frustrant de par et d'autre.

Le monde virtuel permet difficilement de se raccrocher à une réalité tangible. Tout passe par des "mots".  Lorsque le rapprochement n'est pas réalisable sans lourds changements. Il faut savoir que les rencontres physiques seront rares et que l'essentiel de la relation se fera par échange de mots, temps partagé sans contact physique.  A la longue, cela devient très frustrant sur le plan tactile et sensoriel.
Les émotions cérébrales pourront être fortes mais celles qui apparaissent au contact de l'autre seront rares.


Il est certain que lorsque le désir de se voir et de se toucher sont présents, les moyens d'y parvenir sont présents : voiture, train, avion. Il faut seulement trouver le temps et le bon moment pour se déplacer. On peut aussi trouver dans l'attente de se voir, une potentialisation exarcerbante qui intensifiera le contact à venir.
Je pense que l'absence de l'autre n'est pas vraiment souffrance. Au contraire, je suis certaine qu'elle est de nature à dynamiser l'intensité des rencontres.
Je reste persuadée que le langage du corps, des corps est instinctif, pulsionnel et que le langage des mots est cérébral, étirable et plus élaboré.

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook

18/05/2009

Un Electron Libre...

Electron libreUn jour on m'a dit que j'étais une "chrétienne qui s'ignorait". Cela m'a fait songer à ces gens d'église qui se comportent en petits fonctionnaires du divin.
J'ai naïvement pensé que les curés avaient la foi et confessaient une spiritualité. J'ai mis longtemps à réaliser qu'ils étaient avant tout : gestionnaires-boutiquiers, distributeurs de sacrements, débiteurs de belles paroles, animateurs des mariages et enterrements et dans le meilleur des cas, qu'ils étaient des savants intellectuels des textes bibliques auxquels ils savent faire dire tout et son contraire et je n'évoque même pas le marasme de leur vie affective nécessitant le recours à des compensations sexuelles désordonnées.
Alors que la réalité de la vie spirituelle à bien peu de chose à voir avec les pratiques d'une religion.  La vie spirituelle concerne le mystère que nous sommes. C'est là qu'elle prend racine.  La vie spirituelle est une lente descente dans les profondeurs du mystère humain et qui conduit à des prises de conscience intérieure.
Dès lors, pas besoin de codes, de préceptes, de rituels et de toutes ces choses que les religions ont toujours su si parfaitement inventer et imposer par la force.
Les religions sont intrinsèquement des déviances graves au regard de toute vie spirituelle. C'est d'ailleurs pourquoi les religions ont toujours condamnés les mystiques spirituels et pour elles, le danger est là : celui qui est entré dans une véritable vie spirituelle, n'a plus du tout besoin du support d'une religion.
Il devient un être humain totalement libre, un électron libre...

Écrit par carine geerts dans Réflexions |  Facebook