19/02/2012

Etre sage...

SuavitéEtre sage
Ma vie était sage.
Sage depuis des années.
Sage sans regret, sans heurt et sans amertume.

Si dans le secret de mes nuits, quand le souffle se ralentissait et le silence me ravissait, des histoires lascives et excessives me tenaient compagnie, jamais au grand jamais, je ne pensais qu'un jour, elles prendraient vie.

Par la magie du net, j'ai découvert soudainement que ces chimères pouvaient se démasquer, s'étreindre, s'embrasser et puis s'embraser.
On n'ose d'abord les deviner même si on les pressent. Puis on les espère, on les débusque à tâtons et à pas feutrés, si craintive de faire fausse route.
Quand enfin le désir est présent.  Il devient impérieux, fiévreux et tumultueux.
De sage, je suis devenue ardente, gourmande et impatiente...

Écrit par carine geerts dans Intériorisation |  Facebook

04/09/2009

L'écrit-vaine...

L'écrit-vaineAllongée sur le ventre en travers du lit, je frémis, souffre et gémis de notre dernière rencontre.
Mettre des mots sur des souffles, des sons et des sensations. Vivre une fois encore ces moments denses, où ce qui compte est de vivre l'instant, et non de le fixer pour la postérité.
Cinq heures de train pour quitter mon présent et entrer dans le tien. Me défaire de mes embarras, de mes alentours, changer de temps pour me fondre dans le tien. Lorsque j'ai quitté le marchepied, j'étais telle que tu le souhaitais. Je m'étais parée du désir faisant de toi le mitan de mon univers. Te chercher des yeux un peu affolée, te quérir, te retrouver, m'y blottir, te serrer et ne plus rien savoir d'autre que m'absorber enfin de ta présence, de ton essence, de ta substance, nécessairement indifférente au monde puisque pour l'heure tu bornes encore toujours le mien.

Je me souviens de tes mains qui m'explorent, de ma peau qui t'attend.  Je suis tremblante de désir, de fièvre et de passion. Je n'ai plus que l'envie de m'offrir à toi, à ce que tu souhaites prendre de moi, profondément, inexorablement, sans concession.

Maintenant, je n'ai plus qu'à m'abandonner à t'aimer, en dépit de notre désunion. Chuchoter la vérité aussi vaine qu'irréfutable. Eperdument éprise, prise. Et puis soudainement chavirée, terrassée d'émotions. Eperdument amoureuse, folle puisque désespérément consciente que notre relation est déjà partie en fumée...

Écrit par carine geerts dans Intériorisation |  Facebook