11/11/2007

Un oeil extérieur...

Écrire, c’est quelque chose d’intime; de très personnel.
Tout au long du processus de rédaction, il n’y a que nous, que notre voix dans notre tête, devant la page blanche qui se remplit, au fil des heures, de mots, d’idées, de concepts, des personnages prennent vie. Une histoire se tisse. Un microcosme se crée. On finit par fusionner avec notre histoire.
Et puis, un bon jour, le travail d'écriture est achevé.
On se retrouve devant une pile de papier imprimé. Notre roman.
Je ne sais pas si certains auteurs arrivent à se détacher suffisamment de leur œuvre pour la "voir" véritablement, avec un regard neutre.
La lire, comme elle sera lue par quelqu’un d’extérieur, par quelqu’un qui, lui, n’aura pas cette relation symbiotique avec elle.
Moi, je n'y arrive pas.

Bien sûr, j’ai fais lire ce roman à quelques personnes, mes proches (ma fille, ma mère, ma voisine).
Ceux qui ont spontanément manifesté le désir de le lire et je n’ai eu que des critiques positives.
Mais là, j’ai besoin de plus.
Je veux savoir ce que j’ai à corriger, à exploiter.
Bref, j’ai besoin que quelqu’un qui ne me soit pas lié par le sang ni l’amitié lise mon roman et l’analyse, sans ménagement.

Écrit par carine geerts dans Divers |  Facebook

Une soif jamais étanchée...

Eau
J'avais en moi depuis toujours une insatisfaction profonde, une sorte de soif jamais étanchée.
J'étais sûre que cela n'était pas de l'ordre de la recherche de compensations pour vivre.
J'étais sûre que cela n'était pas de l'ordre de la recherche effrénée de reconnaissance et d'Amour.
Je savais que c'était d'un autre ordre.
Ce que je cherchais en réalité, c'était "Lui".  Cet Autre, ce Mystérieux, cet Inconnu.  Celui que je recherchais et repoussais à la fois.  Celui que je désirai intensément rejoindre et en même temps, je faisais tellement d'efforts pour m'en éloigner.
Je savais que lorsque j'effectuais cette descente en moi-même, en ce "lieu" intérieur qui m'est devenu familier, ce lieu de paix profond.  C'était "Lui" que je recherchais.

Depuis quelques années, j'ai connu de nombreux errements, je suis tombée dans des impasses où brusquement je me sentais coupée de "Lui".  Je me trouvais dans un désert mental et moral terrible et... c'est là, que je m'apercevais que je m'étais engagée dans une voie qui n'était pas la bonne.  J'ai donc rebroussé chemin et je me suis remise en marche, en tâchant de mieux écouter ma voix intérieure...
Maintenant, je sais... qu'il aura encore des hésitations et des tâtonnements mais je suis sur le bon chemin, pour le rejoindre "Lui".

Écrit par carine geerts dans Divers |  Facebook