10/05/2009

La descente en Moi...

La descenteCes derniers temps, j'ai tendance à m'éloigner de l'actualité du quotidien. Celle dont nous abreuvent les médias, concernant la crise et les moyens d'en sortir rapidement, histoire de recommencer tout comme avant, de relancer la consommation effrénée et son cortège de malheurs de tous ordres.
Peu importe les plans de relance, ils ont tous le même objectif : permettre au capitalisme de se refaire une santé et de poursuivre dans la logique de l'addiction à la croissance et de toutes ses conséquences égocentriques et donc déshumanisantes.
Il paraît qu'il n'y a pas d'autre choix pour l'humanité... La quasi-totalité des acteurs économiques et politiques sont d'accord là-dessus : il faut sauver le soldat capitalisme !

J'écris cela, et cependant je dis que je m'éloigne de l'actualité du quotidien. Ce n'est pas un désintérêt, c'est un recul. Comme une nécessité qui s'impose en moi de prendre ce recul. J'irai presque jusqu'à dire que c'est vital.
Vital ne veut pas dire ici que je me protège d'un danger. C'est plutôt de l'ordre d'un recueillement, non pas sous forme d'un repliement, mais d'une descente en moi vers une ouverture, alors que coller trop près à l'actualité bouche mon horizon.
- car si je m'en tiens à tout ce que racontent les médias, il y a absolument de quoi désespérer de tout.
- car si je fuis dans les compensations et l'occupationnel, il y a de quoi y perdre mon intégrité et mon espérance.
- mais si je descends en moi, je rejoins ce lieu subtil qui me relie au sens profond de l'humanité et de sa destinée et donc je rejoins la femme en devenir qui est en Moi. 

Écrit par carine geerts dans Divers |  Facebook

Comme une évidence...

Porte ouverte

Ma nuit a été difficile. Beaucoup de choses encombraient ma tête et s'entrechoquaient entre elles de manière désordonnée. Cette nuit, je n'ai pas fais véritablement fonctionner mes méninges. Je n'ai pas élaboré des pensées précises, des raisonnements, des déductions ni même ne me suis laissée embarquer dans un fonctionnement imaginaire. Je me suis laissée envahir par de la lourdeur. Lourdeur corporelle, lourdeur de ma tête, lourdeur de sentiments... pesants.
Cette alchimie désordonnée a généré une sorte de déréliction où a affleuré la désespérance, sans toutefois y sombrer.

Évidemment, il y a des raisons objectives liées à mon environnement, à mes propres difficultés affectives, aux pesanteurs des réalités sociales, économiques, politiques, etc...   Mais enfin, tout cela n'est jamais que le lot ordinaire de notre pauvre humanité, de cette vie difficile qui n'a jamais épargné personne sur cette planète. Seulement voilà, mon seuil de tolérance s'est affaibli. Mon système immunitaire psychologique est en phase basse. Ma vulnérabilité est en croissance...
Il me manque des vitamines ! Plus précisément, je commets l'erreur de ne pas les prendre comme il se doit. L'erreur de ne pas aller puiser au fond de moi la ressource vitale qui est pourtant présente lorsque je me fais attentive à cette vie profonde qui jamais ne me quitte. L'erreur de ne pas aller de moi-même à la rencontre de la personne qui me fait un bien profond dès que je suis à son contact.

Et puis... C'est tellement à la mode ce repliement dans un cocon préfabriqué, seule, repliée dans cette protection du soi. Je sais cependant qu'il me faut faire attention de ne pas me perdre.  Il me faut trouver le chemin du don, du donné amoureux, de la sortie de soi pour rejoindre l'autre qui attend.
Pourquoi faut-il sans cesse que je perde de vue cette évidence...

Écrit par carine geerts dans Divers |  Facebook