12/05/2009

Comme un tsunami...

Le tsunamiParfois lorqu'on dit quelque chose à l'Autre, sans volonté particulière de le marquer, sans qu'on le sache, les propos inconséquents tombent sans crier gare sur un champ de mines dans le monde intérieur de l'Autre. La réaction en chaîne des explosions se met en branle. Un vrai feu d'artifices qui crépite dans tous les sens. Et c'est l'effet papillon. Un petit souffle de parole et on déclenche un tsunami chez l'Autre.  On avait oublié que l'Autre était sensibilisé à certains sujets ou à notre manière de les dire.
Dans le meilleur des cas, on arrive à s'expliquer ou à tenter de se comprendre mais parfois c'est impossible.
J'estime que les échanges entre conjoints et les mises au point que l'on peut avoir dans une relation, surtout si celle-ci est importante à nos yeux, peuvent permettre de clarifier, de dédramatiser et de faire en sorte que la relation en ressorte meilleure, voire grandie.
Je pense que la seule manière vraiment de s'en sortir, c'est la reconsidération de soi-même, l'analyse des ressentis sous-jacents, la remise en cause personnelle.
Enfin, je ne vois vraiment que cela qui puisse être efficace à terme mais encore faut-il trouver en face un vis-à-vis qui soit dans les mêmes dispositions. Ce n'est pas toujours le cas. Ce n'est pas toujours évident.

Écrit par carine geerts dans Divers |  Facebook

11/05/2009

La paix...

La PaixCe matin au réveil, une paix profonde m'habitait. L'aube commençait à poindre à travers les tentures. Je savourais cette lente arrivée de la lumière. J'ai la chance d'habiter un endroit très calme au coeur d'un milieu urbain. Je n'entendais donc rien d'autre que le chant des oiseaux qui saluent le retour du jour. Moi, je saluais le retour d'une paix intérieure qui ne m'avait pas quittée, mais dont je me tenais à quelque distance.

La paix intérieure est le lieu d'une solitude habitée. C'est tout autre chose que l'évasion dans la rêverie où l'on peut s'inventer des personnages imaginaires, tenir avec eux des dialogues chimériques, et donc en quelque sorte s'éloigner de soi-même vers un ailleurs fantasmé. C'est ce que je recherche dans l'écriture. 

Ici, la solitude de présence dans laquelle je peux me laisser entrer, est d'un tout autre ordre mais le problème est que la simplicité de la chose met du temps à s'acquérir, parce qu'il faut faire preuve de beaucoup de docilité au corps et à ses ressentis. Or, il est certain qu'une conquête sur soi-même, une sorte de prise de pouvoir, plutôt qu'une docilité au réel, suppose l'humilité d'une acceptation bien plus difficile à faire surgir qu'il n'y paraît au premier abord. Le fameux "s'accepter tel que l'on est" suppose une grande ascèse personnelle. J'ai rencontré bien peu de personnes qui vivaient cette forme d'acceptation totale, à commencer par moi-même... Or, c'est le seul chemin de sagesse qui soit, et d'une certaine manière un chemin de bonheur et de plénitude.

Écrit par carine geerts dans Divers |  Facebook