23/11/2010

Tillia Tépé - Yurani Andergan - FaceBook

J'ai lu Tillia Tépé samedi soir à l'hôtel, d'une traite.
Ce que j'aime, c'est votre écriture, votre abord des mots, votre style. Alerte, syncopé de façon juste à certains moments, comme une invitation chaleureuse qui accompagnerait un visiteur réservé. Une belle histoire d'amour, de révélation d'amour, au milieu des rafales destructrices des forces "noires". Le chemin de libération d'une femme au travers de la rébellion et de l'amour, avec le poète comme catalyseur et phare. Le livre se lit sans rupture, sans trou d'air, comme un souffle léger sur les jardins odoriférants. Les mots caressent le lecteur dans son identification avec Zorah. Omar est beaucoup plus falot, paradoxalement, plus intellectualisé (à mon ressenti). Le Qa'im, lui, est proprement transparent, sauf lors de l'épisode de la sauvegarde du temple de Tillia Tépé.
Je me suis fait la remarque que vous devez vivre les personnages très précisément, en avoir des représentations visuelles très fortes dans votre tête et frissonner avec eux, mais que quelque chose vous empêche de les décrire davantage, de les poser plus longuement, peut-être le sentiment qu'à trop définir le lecteur perdrait la profondeur du message par une représentation trop éclairante.
Quant aux rubaiyat de Khayyam, ce sont évidemment, même en traduction, des textes magnifiques. Ils donnent la clef de la tolérance et de la nécessaire liberté de conscience des individus, tant dans le livre qu'au delà.
En conclusion, j'ai aimé. Continuez Carine dans cette voie, sans avoir crainte d'assommer vos lecteurs de dizaines voire centaines de pages supplémentaires dans vos récits...

Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Tillia Tépé |  Facebook

21/07/2010

Tillia Tépé - Albert Bohbot - FaceBook

Quand j’ai lu ton livre Carine, je me suis demandé comment je pouvais lire l’histoire au-delà des mots écrits…
Il m’est venu alors l’idée, comme il s’agit d’un destin extraordinaire, celui de Zorah, de partir de la prophétie.
L’ "Annonce" faite à Zorah par la vieille Kurde.  Tout est contenu dans les paroles de la vieille femme.  Et le livre n’est que le défilement romanesque de cette vision.  Les mœurs barbares d’un mariage-viol, la fuite, la rencontre avec un homme Omar, la guerre, et avec un Destin.
Le poète Omar Khayyâm est l’instrument du destin.  Tant dans l’initiation à la Vie qu’il apporte à Zorah qu’à l’initiation Amoureuse et à l’érotisme qui va avec Zorah qui n’avait connu que les rapports contraints et dégradant pour la femme, si jeune soit-elle
S’imbriquent aussi l’histoire de la lutte entre deux conceptions de l’Islam.  L’une libérale et émancipatrice, l’autre intégriste et liberticide.
Tillia Tépé est un roman où se croisent deux histoires d’Amour.  Celle d’un homme et d’une femme réels et celle d’un homme pour une femme (Tilla Tépé) mystique.
J’aime ton écriture Carine, toujours souple et vive.  Des mots simples qui projettent dans mon esprit et dans mon cœur des images connues.
Tillia Tépé se lit comme un roman, mais se vit comme une belle histoire d’Amour.
Les Rubaïyates d’Omar Khayyâm en apparence si claires à lire sont des marches qui nous font monter de notre superficialité vers l’intensité de notre Être profond.
En cela Tillia Tépé cache deux trésors.  Ton talent pour l’écriture et la vision extatique pour l’Amour du corps et de l’esprit.

Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Tillia Tépé |  Facebook