26/01/2010

Mundélé - Albert Bohbot - FaceBook

J'ai terminé la lecture de "Mundélé" d'emblé je peux dire qu'a partir du septième chapitre l'écriture est vive et claquante comme un fouet
La première partie est plus lente plus "sirupeuse" comme l'atmosphère qui enveloppe Willy.
Le rite initiatique "d'Edjengui" est quelque chose qui m'est familié car on retrouve les constantes de tous les rites initiatiques (mort au monde connu et résurrection à un nouveau monde") Le couple profane/sacré...
Seul l'Amour permet de conquérir la véritable liberté, je cite: "Il a conscience que dans leur rencontre d'âme à âme, d'être à être, ils ont évolué d'une connaissance réciproque à une sympathie et enfin à l'Amour".Ils marchent l'un vers l'autre..

Petit à petit l'Amour a eu raison des différences, il les a gommé et leur a permis malgré les mondes qui les séparent de s'unir dans un premier temps pour le meilleur et ensuite dans le pire.
L'intervention de l'église et ensuite de la société civilisatrice est malheureusement dramatiquement commune. L'une ne va pas sans l'autre et détruit tout sur son passage telle la peste.
Vous avez une écriture souple,vive, entraînante qui porte l'imaginaire vers des lieux où les images s'enchaînent dans l'esprit et se déroulent tel un film.
Le choc des cultures, l'antagonisme des initiations contraires qui se combattent, ce pauvre Père Kloos, initié dans et par l'église catholique ne peut souffrir d'autres initiations.
C'est à la fois le drame des religions et des religieux, des intégristes qui pensent mais ne donnent pas le droit aux autres de penser.

Je crois que dans nos discussions/échanges nous avons tournés autour de ces sujets sans les aborder franchement, juste par petites touches impressionnistes. J'ai l'impression parfois quand je vous lis qu'Aimée parle en vous ou que vous parlez en Aimée...
C'est un très beau livre dont j'ai aimé la texture littéraire, la trame historique et sa profonde humanité ...
Voilà ...

Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Mundélé |  Facebook