08/10/2010

Mundélé - Stéphane de Lobkowicz - FaceBook

Mon avis est très positif tout simplement car c'est meilleur que ce que j'attendais. Heureuse surprise donc.
Je n'ai pas trop cru aux coups de chicotte sur le dos d'un porteur noir surchargé au début du livre comme dans une B.D. se déroulant dans l'Egypte ancienne au pied des pyramides. Je craignais d'ailleurs que vous en remettiez à chaque page mais l'épisode du début est resté unique.
Je ne crois pas non plus à la police qui vient abattre des pygmées en pleine forêt sur les instructions d'un religieux.
Mais je dirais que tout cela est votre liberté d'écrivain qui cherche à défendre une thèse, des valeurs, ... Si ce ne sont pas mes idées, cela ne regarde que moi et je n'ai pas en faire le reproche à l'auteur. C'est votre entière liberté.
Le livre maintenant.
L'histoire est très intéressante. Je ne lisais le livre que par petits morceaux dans mon bain mais je vous avoue que j'avais hâte à le reprendre. On a envie de connaître la suite.
Les ambiances sont très bien décrites. On est tout à fait dans la peau du personnage. Comme si on y était.
Et pour moi qui ai la nostalgie du Congo belge mais n'y ai jamais été, j'ai trouvé cela passionnant.
Donc vraiment 10/10 pour l'histoire.
L'écriture ?
Chaque phrase est ciselée avec de très abondants adjectifs. C'est un énorme boulot. Bravo.
Mais sans être un spécialiste j'y vu de temps en temps les mêmes mots qui reviennent trop souvent. Exemple "Le soleil darde" trois fois en trois pages. Mais ce n'est qu'un exemple car cela revient plusieurs fois. Et justement tout cela est affaire de travail et pas du tout impossible à rectifier.
Donc en résumé 10/10 pour l'histoire et 9/10 pour l'écriture.
Le choix des mots africains était excellent. J'en connaissais beaucoup car j'avais à l'armée un sergent qui avait été Afrique et nous demandait d'emporter nos bilokos pour nous cacher dans les matitis la face dissimulée par du poto poto. Par contre, j'aurais mis ces notes en bas de page, cela aurait été plus facile à consulter...

Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Mundélé |  Facebook

26/07/2010

Mundélé - Emmanuelle Recher - FaceBook

Comme promis un petit compte rendu sur mes lectures…
J’ai commencé par Mundélé. Un voyage extraordinaire dans un pays qui m’était jusqu’alors tout à fait inconnu. Une descente dans des enfers particulièrement terribles. Je n’avais alors aucune conscience de l’inhumanité éclatante des blancs loin de chez eux. Ou plutôt non, j’en avais une vague et imprécise conscience. Vous avez mis des mots crus d’une réalité brutale sur des sensations floues qui font trop mal pour être définies. La bonne conscience du bon blanc est tellement aveuglante qu’elle prend trop souvent le pas sur la tragique réalité…

Willy parait si pur et fragile au milieu de ces hommes imbus et sûrs de leur puissance induite. Son histoire d’amour est si belle. Juste belle. Une histoire comme chacun aimerait vivre. Naturellement belle. Oui, ce livre fut pour moi une très agréable promenade, trop agréable même puisque je vous en ai voulu de l’avoir faite si courte !
Parce que oui, chère Carine, votre roman a laissé dans mon esprit une trace de frustration, j’aurais tellement aimé les lire plus longtemps, je m’en suis voulu à chaque fois d’avoir été trop gourmande, n’avoir pas arrêté pour faire durer le plaisir. Je me serais volontiers régalé d’une autre centaine de pages !
Je vous remercie de ces doux moments passés à vous lire,
Emmanuelle

Ma réponse à ce commentaire 
Bonjour Emmanuelle,
Je viens seulement de prendre connaissance de votre e-mail. Je suis émue par votre commentaire.
Pour "Mundélé", je voulais écrire un livre sur l'oeuvre, les bienfaits mais aussi les méfaits de la colonie belge au Congo, car nous avons des leçons à tirer de la présence belge dans ce pays. Personnellement, je refuse de croire que l'oeuvre coloniale n'aura eu qu'un impact négatif pour le Congo et ses habitants, et ce même si certains belges ont découvert que le Congo était avant tout un pays producteur de richesses, et que leur intérêt n'a fait que croître et pas seulement pour le bien du Congo et des congolais. Je sais aussi que pour la majorité des coloniaux, le profit n'a pas été l'unique moteur de la colonisation. C'était le cas de mes parents, et de certains de leurs amis...
J’ai voulu faire connaître à mes personnages une union mystique, une fusion des êtres, en érotisant légèrement certaines scènes mais sans tomber dans une débauche libertine. Je voulais aussi que Willy reste fidèle à la mémoire d’Aimée après sa mort.
Bref, tout cela pour dire que j’ai voulu sublimer leur Amour, en donnant à leur condition corporelle, la possibilité d’accéder et de s’ouvrir aux idées essentielles. Grâce à l’Amour, naît la Joie, le Bonheur; c’est en quelque sorte, un avant-goût de l’Absolu. Aimée sera son initiatrice et l’aidera à comprendre qu’il y a une harmonie réelle entre notre microcosme et le macrocosme de l’Univers.
Et puis, j'ai eu beaucoup de chance de faire la connaissance d'un collectionneur d'art tribal à Bruxelles, qui m'a fait partager sa passion, en m'expliquant avec beaucoup de patience, les rites traditionnels, les croyances, les superstitions, etc,... J'ai aussi eu le plaisir de pouvoir toucher les objets rudimentaires et magiques qu'il avait mis à ma disposition. Cela m'a beaucoup aidé pour la phase d'écriture sur les rituels initiatiques de Willy.

Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Mundélé |  Facebook