23/11/2010

Damna - Yurani Andergan - FaceBook...

Je viens de lire Damna sans rupture.

Il est dans un registre quelque peu différent de Tillia Tépé ou a fortiori de Mundélé. Votre style est toujours aussi fluide, sans lourdeur ni préciosité, agréable à lire. Vous prenez plaisir à juste effleurer les descriptions, abandonner sans vergogne des personnages, un peu comme une plume qui volèterait au gré des courants d'air et de la quête mi-onirique mi-réelle de la seule héroïne. Les forêts profondes semblent vous attirer irrésistiblement, un peu comme dans les contes merveilleux.

Je n'ai jamais été amateur de littérature érotique, question d'éducation probablement, mais je peux imaginer que l'on apprécie. Mais je dois confesser que Damna me laisse mal à l'aise. Les scènes de soumission et de dégradation de la femme me révoltent dans toutes mes fibres, et quand bien même il s'agit de fiction ou de fantasmes, je n'adhère pas du tout. De même, les rites sectaires me renvoient des images et des phénomènes de manipulation que j'abhorre. Voilà pourquoi au final je n'aime pas Damna. Ne m'en veuillez pas de ma franchise, elle ne tient pas à l'écriture mais bien à cette plongée "positive" dans ces perversions et avilissements de la personne humaine...

Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Damna |  Facebook

30/07/2010

Damna - Bernard Fauren - FaceBook

"Damna", "La Dame" en langue d'Oc, se trouve dans la continuité des livres précédents de Carine Geerts... on trouve des préfigurations dans ses autres romans... comme la sensualité, bien sûr, qui est portée ici à son extrême et puis cette notion de "sacrée" et d'initiation qui apparaissait déjà un peu dans "Tillia Tépé".

La région Cathare des Corbières sert de décor à cette fiction, qui ne se réfère pas à la Fin'Amor qui exaltait le désir sans pour autant parvenir à la jouissance. Bien au contraire pour Alaïz, l'héroïne de "Damna", la recherche du plaisir et de l'orgasme est portée à une véritable rédemption. Le serpent Naâs représente ici la Connaissance du bien et du mal mais aussi du plaisir charnel. Naâs est le rédempteur qui permet d'obtenir son salut par le biais de l'orgasme. On peut aussi trouver trace, dans ce livre, d'autres rites de différentes sociétés initiatiques...

Damna, c'est l'histoire d'une femme qui se cherche, et c'est avec l'aide de "Pierre", son initiateur, qu'elle trouvera une certaine réconciliation avec elle-même. Alaïz récupérera son espace "sexuel sacré" en renouant avec la Nature de toute chose. C'est la "Déesse" qui lui ouvrira le désir sexuel et la jouissance comme une porte vers la création...

Damna est aussi incontestablement un récit d'un très grand érotisme qui devrait combler les amateurs du genre.

On peut signaler enfin le très beau texte d'introduction "L'Hymne à Isis" du IIIème siècle après Jésus-Christ, qui est une très belle personnification de la femme.

Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Damna |  Facebook