12/05/2015

Tillia Tépé - Carine Geerts...

Zorah pénètre dans la bibliothèque et le soleil matinal l'enveloppe d'un brillant rayon de lumière. Omar se retourne et l'examine avec tendresse.  Elle porte une tunique en soie qui moule son corps avec perfection.  Sa peau brille d'un éclat doré dans le soleil et ses longs cheveux noirs luisent de reflets bleutés.  Il se fait la remarque qu'elle est la plus belle femme qu'il ait jamais vue.  La créature méfiante et renfermée du tout début s'en est allée.  La méfiance et le repli sur soi aussi, et les grands yeux sombres ne sont plus incertains, mais calmes et paisibles.  La sérénité et une sorte d'ardeur émanent d'elle et ressemblent à quelque chose qui est presque du bonheur.  Il s'approche d'elle, lui sourit et pose doucement la paume de ses mains sur ses joues.  Leurs bouches se mêlent avec douceur.  Il lui ôte sa tunique.  Maintenant plus rien ne cache sa nudité.  Sa taille est parfaite et ses seins ont la blancheur de l'opale.  Le baiser d'Omar scelle les lèvres de Zorah.  Elles deviennent comme la braise et répandent le feu en elle.  Alors ses mains glissent fièvreusement le long de ses hanches.  Sa main droite descend plus bas encore, s'immobilise près de la fente chaude qui dort entre ses cuisses.  Zorah s'offre naturellement à ses caresses, longtemps, infiniment.  S'entrouvant comme une huitre.  Elle dégrafe les petits boutons qui ferment le kaftan d'Omar.  Lorsqu'il est nu, elle presse son corps contre le sien et ils roulent parmi les coussins.  Allongée contre lui, elle a la peau douce et sent le miel.  Il déplace son corps et la place sous lui pour qu'elle recoive toute sa virilité. Bouleversée, elle sent la braise qui pénètre le secret de sa chair, enflammant son ventre.  Elle ferme les yeux, ses lèvres murmurent des mots qu'il ne comprend pas.  Alors, les premières vagues de plaisir succèdent à la morsure qui avait jusque là tourmenté sa chair.  Au moment où la jouissance déferle, Zorah pousse un cri, le corps secoué de soubresauts.  Elle ferme les yeux éperdue, chavirée.  Et quand il s'écroule sur elle, il l'entend pleurer.  La jeune fille se serre plus fort contre lui.  Il cherche à nouveau ses lèvres et leurs salives se mêlent cherchant à confondre leurs langues dans une quête passionnée...

Extrait - Chapitre 4 - Tillia Tépé - Carine Geerts...

Écrit par carine geerts dans Littérature |  Facebook

Les commentaires sont fermés.