09/07/2012

Thierry-Marie Delaunois - Mendoza...

Mendoza30.jpg"Guidé par l'avocat, Maître Pedro Ubaldo se dirige vers la rumeur qui se précise. Le silence se fait parmi les militants. Ils se lèvent et forment barrage autour de Michal. Pas un mot. Pas un cri. Leur mutisme est impressionnant.".  N'en dévoilons pas davantage : drame social, économique et romanesque de Carine Geerts, l'auteur(e) se définissant "rat de bibliothèque amoureux de lectures"récit court mais dense, ponctué également de précieuses indications sur la protection d'une vigne notamment, se déroulant en Argentine.  "Mendoza" s'ouvre sur une préface sensible et touchante - "L'économie doit être au service de l'homme, pas le contraire" - , celle-ci cédant ensuite le pas à neuf chapitres investis de passion, tensions, heurts et confrontations, le tout savamment dosé par l'écrivain(e) pour qui écrire est un "dépassement de soi".

Le vigneronnage où se déroule un jeu dangereux de désir et de séduction, la femme si belle, qui ferre son poisson.  Les méthodes féodales : le pouvoir de l'argent, les Groupes financiers.  Le licenciement de Michal, accompagné de colère et de révolte.  L'outil syndical : réunions, ébauche de solidarité.  Le meeting ouvrier : soutiens, paroles porteuses.  L'obstruction passive : temps des réflexions et manoeuvres.  Le combat collectif : opposition, répression et débordement quasi inéluctable.  Enfin l'intense dénouement à Madrid.  Toutes les étapes du conflit sont évoquées au présent, style qui convient à cette lutte contre l'injustice.  Ce cri de révolte qu'est "Mendoza", conflit dont le point de départ est la passion débridée de Ramon pour une femme d'une étourdissante beauté.

Défendant la cause des plus faibles et des plus démunis, Carine Geerts distille sa vérité profonde "Des droits pour les plus vulnérables", n'omettant pas au passage de nous définir des termes spécifiques à l'action syndicale notamment. "A quelques mètres du mur de poitrines protégeant Michal, Pedro Ubaldo s'arrête : "Je suis huissier, dit-il. Laissez-moi passer." Il fait encore quelques pas et doit stopper. Une dizaine de visages fermés le fixent. Les hommes se sont donné le bras et lui interdisent l'accès..."
Reflet d'une époque, "Mendoza" nous touche et nous pousse à la réflexion. Oui, le monde évolue, mais dans le respect du petit ? Vers plus d'humanité ? L'espoir fait vivre, "Mendoza" nous le rappelle...

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Écrit par carine geerts dans Commentaires reçus pour Mendoza |  Facebook

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