04/09/2009

L'écrit-vaine...

L'écrit-vaineAllongée sur le ventre en travers du lit, je frémis, souffre et gémis de notre dernière rencontre.
Mettre des mots sur des souffles, des sons et des sensations. Vivre une fois encore ces moments denses, où ce qui compte est de vivre l'instant, et non de le fixer pour la postérité.
Cinq heures de train pour quitter mon présent et entrer dans le tien. Me défaire de mes embarras, de mes alentours, changer de temps pour me fondre dans le tien. Lorsque j'ai quitté le marchepied, j'étais telle que tu le souhaitais. Je m'étais parée du désir faisant de toi le mitan de mon univers. Te chercher des yeux un peu affolée, te quérir, te retrouver, m'y blottir, te serrer et ne plus rien savoir d'autre que m'absorber enfin de ta présence, de ton essence, de ta substance, nécessairement indifférente au monde puisque pour l'heure tu bornes encore toujours le mien.

Je me souviens de tes mains qui m'explorent, de ma peau qui t'attend.  Je suis tremblante de désir, de fièvre et de passion. Je n'ai plus que l'envie de m'offrir à toi, à ce que tu souhaites prendre de moi, profondément, inexorablement, sans concession.

Maintenant, je n'ai plus qu'à m'abandonner à t'aimer, en dépit de notre désunion. Chuchoter la vérité aussi vaine qu'irréfutable. Eperdument éprise, prise. Et puis soudainement chavirée, terrassée d'émotions. Eperdument amoureuse, folle puisque désespérément consciente que notre relation est déjà partie en fumée...

Écrit par carine geerts dans Intériorisation |  Facebook

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