10/05/2009

Comme une évidence...

Porte ouverte

Ma nuit a été difficile. Beaucoup de choses encombraient ma tête et s'entrechoquaient entre elles de manière désordonnée. Cette nuit, je n'ai pas fais véritablement fonctionner mes méninges. Je n'ai pas élaboré des pensées précises, des raisonnements, des déductions ni même ne me suis laissée embarquer dans un fonctionnement imaginaire. Je me suis laissée envahir par de la lourdeur. Lourdeur corporelle, lourdeur de ma tête, lourdeur de sentiments... pesants.
Cette alchimie désordonnée a généré une sorte de déréliction où a affleuré la désespérance, sans toutefois y sombrer.

Évidemment, il y a des raisons objectives liées à mon environnement, à mes propres difficultés affectives, aux pesanteurs des réalités sociales, économiques, politiques, etc...   Mais enfin, tout cela n'est jamais que le lot ordinaire de notre pauvre humanité, de cette vie difficile qui n'a jamais épargné personne sur cette planète. Seulement voilà, mon seuil de tolérance s'est affaibli. Mon système immunitaire psychologique est en phase basse. Ma vulnérabilité est en croissance...
Il me manque des vitamines ! Plus précisément, je commets l'erreur de ne pas les prendre comme il se doit. L'erreur de ne pas aller puiser au fond de moi la ressource vitale qui est pourtant présente lorsque je me fais attentive à cette vie profonde qui jamais ne me quitte. L'erreur de ne pas aller de moi-même à la rencontre de la personne qui me fait un bien profond dès que je suis à son contact.

Et puis... C'est tellement à la mode ce repliement dans un cocon préfabriqué, seule, repliée dans cette protection du soi. Je sais cependant qu'il me faut faire attention de ne pas me perdre.  Il me faut trouver le chemin du don, du donné amoureux, de la sortie de soi pour rejoindre l'autre qui attend.
Pourquoi faut-il sans cesse que je perde de vue cette évidence...

Écrit par carine geerts dans Divers |  Facebook

Les commentaires sont fermés.