11/11/2007

Mundélé - Résumé...

Couverture Poche Mundele
Cet ouvrage est le récit d'un homme dont l'échelle des valeurs a été bouleversée au contact d'autres hommes et d'autres femmes, de qui tout le sépare : les origines comme les préoccupations.
C'est l'histoire d'une quête, celle de Willy Thijs, qui décide brusquement de tout abandonner : argent, métier et prérogatives sociales... pour repartir à zéro et vivre auprès des Pygmées Babingas.
Il ne savait pas qu'il allait ressentir palpiter la Vie, grâce à une jeune Pygmée Aimée Bizi Bazouma et qu'elle allait lui faire connaître le Bonheur Véritable, empreint de Pureté et d'Harmonie.
Il ne savait pas qu'il allait devoir repartir en Belgique, dégoûté, meurtri et poursuivi par l'opprobre de la société bien pensante des Belges au Congo.

Écrit par carine geerts |  Facebook

Mundélé - Avant-propos...

Je sais que ce n'est pas facile à croire.
Moi-même j'y crois, bien sûr, mais je ne peux dire grand-chose de plus.
J'aurais aimé vivre dans une époque à miracles mais aujourd'hui tout le monde veut des preuves et ça, je ne peux pas en apporter beaucoup, à part un peu de poussières de latérites rouges du fond de mes poches, un vieux fétiche tout défait d'avoir voyagé, une petite cicatrice sur l'avant-bras que j'aime caresser du bout des doigts et puis des souvenirs, énormément de souvenirs.
Ceux-ci sont envahissants, ça me poursuit, ça me réveille toutes les nuits et je reste les yeux ouverts, le coeur battant, à la poursuite des vieux rêves.
Au début, c'est un peu flou et un peu fou.
Je me demande où je suis... et puis la magie opère; les noms, les lieux, les sensations, les odeurs... tout devient certitude, tout devient aventure et c'est tellement beau qu'il n'y en a jamais assez.
Le mieux, ce serait peut-être que je commence par le début; c'est-à-dire la fin...

J'engloutis tout ce que je vois avec avidité.
Le moindre détail est enregistré pour le garder longtemps en mémoire.
La porte du grand hall vitrée de l'aérogare est franchie; l'air est chaud et les vêtements que j'ai enfilé pour l'arrivé en Belgique me colle à la peau, mon capitula me manque déjà.
L'oiseau de métal, un Fokker F70 de la Sabena, étincellant, attend à quelques dizaines de mètres, un escalier mobile métallique sous la porte d'entrée.
Les passagers entrent à regret dans cet espace qui n'est déjà plus le Congo et sent la Belgique.
Les places occupées, les ceintures bouclées, la porte se ferme; les moteurs toussent puis rugissent, l'avion avance, lourdement en cahotant vers l'extrémité du terrain.
En bout de piste, retournement puis arrêt; les moteurs se mettent à hurler, les hélices accélèrent; l'avion roule, roule... il tarde, comme à regret, de se séparer du sol africain.
La piste défile sous les ailes vibrantes puis soudain l'avion cesse de vibrer, il a quitté le sol.
Il n'y a plus de contact avec cette terre bénie.
Par le hublot, la brousse ne représente plus qu'une mousse verte, découpée de minces sentiers de terre rouge.... ce sont les dernières visions que j'ai du Congo car elles sont brouillées de larmes qui coulent de mes yeux.

Je n'ai pas envie d'atterrir à Bruxelles.
L'avion a déjà tourné deux fois au-dessus de l'aéroport national de Zaventem et je rêve qu'en raison de l'encombrement des pistes, on repart pour le Congo me déposer près du village des pygmées Babingas et que je me reccueille sur la tombe d'Aimée Bizi Bazouma...
Aimée.
Depuis le décollage, je pense à elle, avec une intensité qui me fait mal.
Rien qu'en fermant les yeux, je la vois, avec le réalisme des mondes virtuels; je n'ai qu'à tendre la main pour la toucher...

Mais laissez-moi vous raconter mon histoire...
Je m'appelle Willy Thijs, j'ai 23 ans et je suis agent territorial pour le gouvernement belge au Congo...

Écrit par carine geerts |  Facebook